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Camille Claudel. De la grace à l’exil Exposition du 30 mars au 2 juin 2013 - Musée des arcades de l’hôpital psychiatrique de Montfavet

par Dany | envoyer l'article par mail envoyer par mail Catégorie : Culture et Expositions | consulté 537 fois |


- "Cette nuit à cinq heures, j’ai rompu mes digues libérant un flot de désarroi, de naufrages, de navires, de tempêtes, de rescapés, de naufragés, d’angoisse... de grands vides dans le désert, se sentir dépeuplée" (journal intime).
- Camille Claudel vient d’être internée à vie dans un asile psychiatrique par décision de sa mère et de son frère Paul.
- Pour elle la sculpture était à la fois poësie, littérature, flamboiement ; elle y travaillait avec passion mais sa personnalité fragile, sa sensibilité à fleur de création ne s’est pas accomodée des interdits d’une époque réductrice.
- Elle transpose sa passion dans une matière sublimée, les corps s’abandonnent dans une aura de tendresse complice dont le spectateur se sent "exclu. Il n’y a pas de gestes figés ; les bras de la suppliante se tendent en un appel désespéré. "On m’a dit que je dois rester. On m’a dit que le temps continu de passer au-dehors. on m’a dit tant de choses que je ne veux admettre. Ma raison trouée comme la toile semble s’effilocher. Il me semble que ma vie s’arretera ici."
- La femme est accroupie, la tête entre ses bras, qui entourent les genoux. Est-elle résignée, Camille passionnée jusqu’à la folie ? "Plus je creuse, plus je trouve les mots. Je les sors de l’argile et la poussière. Je ne sais plus de ma tête ou du vent qui hurle le plus fort."
- Camille Claudel fait danser le bronze si difficile à traduire le mouvement et ce couple enlacé en une valse éternelle est vibrant de sensualité et de tendresse. "Je les aime tellement les amants magnifiques et séducteurs". on se prend à rêver à toutes les oeuvres détruites par une Camille Claudel tellement rejetée par ses proches qu’elle se détruisit elle-même. La destruction de ses propres oeuvres est auto-destruction."Je vous écris dans un moment échappé, paroles non prononcées, mots interdits.
- Je vous écris dans la révolte, voile cachant l’éternelle douleur
- Je vous écris pour vous parler
- Je vous écris et je suis libre
- Je vous écris et je suis guérie." (1943)


Voir en ligne : Voir le site internet Centre hospitalier Montfavet


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